Z pour Zéro

Le spicilège de l'écrivain public

Z pour Zéro

Le substantif zéro désigne plusieurs choses sensiblement différentes 
1) une valeur ou une quantité nulle.
2) le point à partir duquel on compte ou on mesure
3) un signe numérique qui n’a pas de valeur en soit mais qui permet de multiplier un nombre par 10 en le plaçant à la droite de celui-ci.
4) Une personne nulle, sans valeur. Une note éliminatoire. Un exemplaire de lancement d’un périodique.

Contrairement aux autres chiffres, le nom zéro prend un s au pluriel. Mais qu'en est-il des quantités qu'il désigne ? Faut-il mettre un "s", ou autre marque du pluriel après un zéro ?
La règle n'est semble-t-il pas certaine. Lorsqu'une quantité est inférieure à 2, elle est normalement considérée comme un singulier.
  - Il faut 1,5 gramme de sel.
  - Il lui manque 0,5 point.
  - Il a fait zéro faute à la dictée.
  - Un café coûte zéro euro soixante-dix centimes.

Mais il est plaisant de savoir qu’il reste en français des usages flottants et des avis non cohérents chez les grammairiens et les linguistes. Le plus important est de maîtriser ce que l’on écrit et de pouvoir motiver ses choix.
En réalité, on accordera en fonction du contexte, de ce que l’on sait du sujet et du public auquel on s’adresse.
En mathématiques, zéro désigne l'ensemble vide, qui ne contient aucun élément. Il n'y a pas plus de raison de mettre ces éléments absents au singulier qu'au pluriel.