10 questions pratiques à un écrivain public

10 questions pratiques à un écrivain public



Comment commencer une lettre ?

Le plus difficile dans une lettre est de se mettre au travail, et de savoir par où commencer.
Il faut abandonner l’idée d’écrire d’une traite, en commençant par une belle phrase qui en entraînera naturellement d’autres jusqu’à la formule finale.
Vous gagnerez du temps à lister par écrit les points à aborder ainsi que les attentes du destinataire (paradoxalement, vos propres préoccupations sont secondaires).
De cette façon vous pourrez commencer par ce qui intéresse votre interlocuteur et faire le lien avec votre demande ou votre proposition :
  Ex. Vous recherchez _ _ _ _ _ _ _ _ , c’est pourquoi je _ _ _ _ _ _ _ _ _ .
     Comme tu m’as toujours dit que _ _ _ _ _ _ _ _ _, je te propose_ _ _ _ _ _ _
     Vous craignez peut-être que _ _ _ _ _ _ _ _ . Or mon mari et moi_ _ _ _ _


Faut-il écrire ses lettres à la main ?

Dans ce domaine comme dans d’autres, il faut savoir se faire confiance…
Certains pourront sans doute vous reprocher de ne pas « faire l’effort » d’écrire vos courriers à la main. C’est sûrement qu’ils cherchent la petite bête ; si tel est leur état d’esprit ils finiront bien par la trouver…

On admettra qu’une lettre dactylographiée est généralement plus facile à lire, tandis qu’une lettre manuscrite marque davantage l’implication de son auteur. Tout dépend donc des circonstances et… de votre écriture. Il est inutile de prendre la plume si vos écrits sont indéchiffrables !

La vérité est que tout cela n’a finalement guère d’importance. Ne vous laissez pas impressionner par les donneurs de leçon !

Comment se faire aider pour écrire une lettre ?

Si vous peinez à organiser vos idées ou si vous n’êtes pas sûr de votre orthographe, vous trouverez auprès des écrivains publics l’aide dont vous avez besoin pour rédiger vos courriers.
Mais vous pouvez aussi solliciter vos proches, qui pourront sûrement faire une part de ce travail d’accompagnement. Demandez-leur de vous interroger sur ce que vous avez à écrire et de prendre des notes.
Cela vous obligera à faire le point sur vos intentions véritables et vous évitera de tourner en rond ou de partir dans toutes les directions… Et, vous verrez, parler aide souvent à structurer la pensée.
Vous pourrez ensuite reprendre les notes prises pour les réorganiser de façon cohérente. Il ne vous manquera plus qu’une phrase d’accroche (un résumé de vos intentions) et une formule de politesse.
Si vous ne vous sentez pas capable d’éliminer les dernières fautes d’orthographe ou de syntaxe, confiez ce petit travail à vos proches ou à un écrivain public.

Quelles formules de politesse doit-on éviter dans une lettre ?

Il est rare que l’on s’attarde sur la formule finale d’un courrier. Tant mieux, car beaucoup sont fautives ou maladroites  ;
  • Il vaut mieux par exemple éviter le mode impératif (on ne donne pas d’ordre à son interlocuteur). Une formule aussi sèche que « Veuillez agréer mes salutations » ne convient que pour une lettre de mécontentement.
  • Adresser non pas des salutations mais seulement l’expression de celles-ci est de même très maladroit. On ne devrait pas écrire «Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations». (mais «l’expression de ma considération», par exemple)
  • En l’absence d’intimité particulière entre eux, un homme ne fera pas part de ses sentiments (les meilleurs) à une dame.
  • « Je vous prie de croire en l’assurance de… » est une tournure fautive (On croit en Dieu mais à l’assurance de quelque chose)
  • Soyez vigilant à la concordance des propositions !
    « Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir... » signifie « en attendant votre propre réponse, veuillez recevoir » Il faut donc écrire «Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir… »
  • Enfin, si vous avez un tant soit peu de considération pour le destinataire du courrier, abstenez-vous de toute abréviation comme « cdlt » (pour « cordialement »).
NB : si vous avez une formule de politesse préenregistrée avec votre signature, assurez-vous que le jeu de caractères soit celui du texte principal. (sinon on voit bien que vous n'avez même pas pris le temps de vous préocuper de la formule de politesse)


Quelle formule de politesse faut-il pour un e-mail ?

La rapidité des échanges par e-mail et la brièveté des conversations n’excluent pas de rester courtois et poli. Pour autant, les formules de politesse habituelles dans la correspondance française pourront paraître excessivement sophistiquées. On les réservera aux e-mails les plus longs, comparables à de véritables lettres.
Dans les échanges courants, on privilégie les formules courtes :
  • Cordialement,
  • Sincèrement,
  • Amicalement,
  • Affectueusement,
  • Sincères salutations,
  • Bien cordialement, / Bien sincèrement,
  • Cordialement vôtre, / Sincèrement vôtre,
  • Bien à vous, / Bien à toi,
  • En vous (te) souhaitant une excellente journée,
  • Avec mes salutations,
  • Avec mes remerciements,
N.B. Dans le cas où la formule de politesse est préenregistrée avec la signature, il faut s'assurer qu'elle soit adaptée au destinataire et à la situation (dit-on "Cordialement vôtre" à son frère ?). On veillera également à ce que la police de caractères soit identique à celle du corps du message.


Comment se faire aider pour écrire un discours ?

La plupart des gens n'ont que rarement l'occasion de faire des discours et sont mal à l'aise de devoir s'exprimer publiquement. L'aide d'un tiers, professionnel ou non, s'avère alors précieuse.

Si vous peinez à organiser vos idées ou craignez d'être ridicule, vous trouverez auprès des écrivains publics l’aide dont vous avez besoin pour rédiger votre discours et reprendre confiance en vous.
Mais vous pouvez aussi solliciter vos proches, qui pourront sûrement faire une part de ce travail d’accompagnement. Ils connaissent le contexte de votre prise de parole et peuvent vous donner des idées.

Demandez-leur aussi de vous interroger et de prendre des notes pour vous.
Cela vous permettra de faire le point sur vos intentions véritables et de structurer votre pensée.
Vous pourrez ensuite reprendre et structurer les notes prises.
Identifiez l'idée principale et faites-en une phrase d’accroche.
Puis testez votre discours auprès de votre entourage... et apprenez à vous faire confiance !



Comment faire son autobiographie ?

Il serait prétentieux de délivrer une méthode en 8 points qui permette de rédiger seul sa biographie. Les quelques conseils ci-dessous visent seulement à lever les appréhensions et derniers blocages :
  1. Renoncez en premier lieu à l’idée d’écrire l’histoire de votre vie d’une traite, de votre naissance à aujourd’hui. Vous risquez de vous perdre dès les premières pages.
  2. Ne vous laissez pas impressionner par l’ampleur de la tâche. Dites-vous qu’une cinquantaine de pages A4 peuvent suffire. Au format livre de poche vous obtiendrez un ouvrage de 100 à 150 pages.
  3. Dressez la liste des sujets, des événements et des personnes que vous souhaitez évoquer.
  4. Choisissez l’un de ces thèmes en fonction de votre humeur, sans considération pour la chronologie, et commencez à écrire. Écrivez, écrivez, écrivez… sans vous soucier du style ou de l’orthographe.
  5. Imposez-vous un rythme de travail raisonnable. Gardez par exemple un cahier, une feuille ou un smartphone à disposition, pour y écrire vos pensées dès que vous le pouvez. Si vous n’avez pas suffisamment produit de texte à la fin de la semaine, obligez-vous à écrire pendant une heure.
  6. Quand vous avez traité l’essentiel des sujets que vous souhaitiez aborder, ordonnez vos notes. Chacun des thèmes de la liste initiale peut donner lieu à un chapitre mais pas nécessairement. Un ordre logique devrait s’imposer à vous.
  7. Relisez votre texte avec un œil critique et bienveillant. Reliez les paragraphes entre eux. Ajoutez les informations qui apparaissent à ce stade nécessaire. Supprimez les redondances, mais ne jetez rien définitivement (vous pourriez avoir besoin de récupérer ces textes). Interdisez-vous de supprimer ce que vous trouvez mal écrit (vous êtes sans doute mauvais juge…)
  8. Confiez la relecture de vos mémoires à un tiers.


Comment commencer son autobiographie ?

  1. Dressez la liste des thèmes à aborder
  2. Créez un fichier par thème sur votre ordinateur ou sous format papier
  3. Choisissez l’un de ces thèmes en fonction de votre état d’esprit du moment et écrivez sans contrôle tout ce qui vous vient. Ne vous préoccupez ni du style ni de l’orthographe, ni même de la chronologie des faits. Il sera toujours temps de retravailler vos textes plus tard.

Qu’est-ce qu’un écrivain public ?

Les écrivains publics sont des professionnels de l’écriture, dont les prestations s’adressent pour l’essentiel aux particuliers. Ils rédigent à la demande tous les textes de la vie privée : lettres administratives ou personnelles, discours, récits de vie…
Accessoirement, ils peuvent aussi rédiger ou corriger des textes à caractère professionnel.



Qu’est-ce qu’un biographe ?

Un biographe est une personne — le plus souvent un écrivain ou un historien — qui fait des récits de vie, de personnages célèbres ou de particuliers. Il est ainsi l’auteur d'ouvrages relatant la vie d'autrui.
Un biographe écrit des biographies.